Comment est ce que je me suis mis à peindre
Tout commence en octobre 2003... Je sors de plusieurs relations amoureuses qui empoisonnent.
Le genre de relations ou l'on chante de joie le jour de la séparation...
A cette époque donc, Dieu met sur mon chemin une femme formidable. Quelqu'un que je savais que j'allais épouser, après seulement une semaine de rencontre.
Je me retrouve donc rapidement fiancé avec néanmoins au fond de mon tiroir des écrits; des écrits de toutes sortes.
Des choses qui datent d'une époque révolue, remplis de promesses non tenues, d'illusions et de mensonges ravageurs.
Les paroles s'envolent, les écrits restent...
Ceux-ci on quand même fini au fond de ma cheminée!
Après cet indicent incendiaire, je me suis retrouvé handicapé de l'écriture.
Trop peur de ses choses qui m'avaient enchainés; écrits dont je ne voulais plus entre parler.
J'ai donc doucement cherché un autre moyen d'expression... Beaucoup trop fragile vis à vis des stylos.
La musique me plaisait, mais j'ai une appréhension pour les choses répétitives; la perfection n'étant atteignable que par la répétition... Moi trop paresseux, ce n’était pas mon truc.
Arrive alors le jour de mon mariage à l'église... Nous avions récupéré des cailloux dans le lac que nous avions peints, et sur lesquels était écrit le nom de chaque invité.
Le plan de table étant lui dessiné sur une toile de peinture posée sur un chevalet.
De retour à la maison, je me suis retrouvé avec quelques tubes de gouaches, des pinceaux et une toile assez grande... Ni une ni deux, j'ai essayé... Et aimé. (cf., le tableau ci contre.)
J'ai trouvé formidable cette liberté d'expression; bien plus grande, et moins engageante qu'en écriture.
Permettant de mettre de la couleur sur ses états d'âme, sans forcément y plaquer des mots enchainant qui tomberaient à coté.
La cicatrice fermée, j'oscille maintenant, à mon grand plaisir, entre écrire et peindre.